Le pouvoir du lâcher prise

Cet article s’adresse à toute personne faisant face à des tensions liées à une situation personnelle ou professionnelle et qui souhaite plus de douceur et de joie dans sa vie.

Le lâcher prise est un acte de sagesse souvent mal perçu par les gens, surtout si vous aimez contrôler les choses. Ce n’est ni rejeter ni abandonner, c’est juste se libérer d’un poids, partir et s’ouvrir à autre chose, c’est accepter la situation telle quelle est pour aller vers un renouveau. Il est important de lâcher prise parce qu’il en va de l’harmonie de notre santé mentale et physique. S’agripper à quelque chose qui nous empêche d’avancer, c’est comme ramer pour prendre le large sans avoir détaché le bateau. Lâcher prise, c’est se donner des moyens pour relâcher nos croyances limitantes, les vieux concepts des générations passées qui ne s’adaptent plus à nous, pour devenir un être libre et créer son bonheur.

Pourquoi n’arrive-t-on pas toujours à lâcher-prise ?
Celui qui n’arrive pas à lâcher-prise est obnubilé par l’idée de tout contrôler. Généralement, ce besoin de contrôle est pourtant inconscient. Vouloir avoir la main sur tout entraîne une perte de sérénité, d’où le besoin de lâcher-prise pour pouvoir enfin souffler.
Mais pourquoi n’arrive-t-on pas toujours à lâcher-prise ? Il semblerait que le « problème » trouve sa source dans le moi et l’égo : celui qui n’arrive pas à lâcher prise pense que tout découle de lui, qu’il est à l’origine de tout et qu’il ne peut pas se permettre de déléguer. C’est en fait une sorte d’angoisse de la séparation : les personnes qui ne savent pas lâcher-prise doivent faire en sorte d’abandonner cette illusion.

Renoncer à contrôler l’avenir
Connaissez-vous cette citation de John Lennon sur le lâcher prise ?
« La vie, c’est ce qui vous arrive pendant que vous êtes en train de faire d’autres projets ».

Nous avons tous tendance à ne pas réussir à profiter du moment présent car nous pensons systématiquement à ce que nous allons faire plus tard. Pourtant, pour lâcher-prise pour de bon, il faut impérativement renoncer à contrôler l’avenir et décider de profiter de l’instant présent. C’est en conservant son énergie pour agir plutôt que pour planifier que l’on peut jouir pleinement de la vie.

Se détacher des responsabilités
Il n’y a pas d’exception sur Terre : personne ne porte le monde sur ses épaules ! Il faut donc sortir du complexe d’Atlas et se détacher de toutes les responsabilités envers soi et envers les autres. Vous ne devez rien à personne et rares sont ceux qui attendent que vous agissiez en leur nom. Pour faire confiance aux autres, il faut d’abord avoir confiance en soi, c’est là l’une des clés de la réussite pour apprendre à lâcher-prise. Le moi doit être remis à sa place, sans orgueil ni gêne.

Une attitude intérieure d’ouverture à la vie et aux autres.

A force de vouloir contrôler tout ce qui nous entoure, nous gaspillons notre énergie et perdons notre sérénité. D’où le fameux “lâcher-prise” !

Nous refaisons sans cesse le monde à grands coups de «si», de «quand» , au nom de ce qui «devrait être», «aurait pu être», «pourrait éventuellement être», et nos pensées vagabondent dans le passé ou le futur. Il est bien rare que nous soyons vraiment « ici et maintenant». La pratique la plus simple et efficace du lâcher-prise consiste donc à s’exercer à demeurer ici et maintenant avec ce qui est.

Cette pratique n’exclut en rien l’aptitude à prévoir, à organiser ni ne nous dispense de nos responsabilités. L’attitude d’ouverture inconditionnelle à l’instant ne conduit nullement à baisser les bras, à tolérer l’intolérable.
Le lâcher-prise, dans l’immédiateté, est totalement compatible avec l’action dans la durée. Le lâcher-prise n’est pas se résigner mais être conscient de ses limites et garder toute son énergie pour agir, plutôt que de la gaspiller. En renonçant à contrôler l’avenir, les résultats sont souvent meilleurs ici et maintenant.
En vérité, notre seul pouvoir, notre seule responsabilité réelle, s’exerce dans l’instant présent, lequel, bien sûr, prépare les instants futurs mais sans que nous ne puissions obtenir de garanties quant à l’avenir, y compris la seconde suivante. Lâcher prise, c’est aussi cesser d’aborder l’existence avec une mentalité d’assuré tous risques. La vie n’offre aucune garantie.

Quelques clés pour intégrer le lâcher prise dans sa vie et dans son quotidien:

1. Cesser de croire que l’on peut contrôler la vie, la nôtre ou celle des autres. La vie est faite de surprises, d’impermanences, d’imprévus positifs ou négatifs. On peut continuer à faire des projets ou planifier des choses mais lorsque cela ne se passe pas comme prévu, lâcher prise et mettre son énergie ailleurs et non pas là où l’on ne contrôle rien.

2. Lâcher prise ce n’est pas se résigner ou abandonner. Lors d’un conflit, demandez-vous s’il est préférable d’avoir raison à tout prix et de résister à la situation ou si vous préférez être en paix et heureux.

3. Prendre conscience de la notion du temps. Mettre son énergie et son temps sur des choses immuables est une perte de temps et d’énergie. L’énergie va là où on la dépose.

4. La vie vous veut du bien. Lorsqu’on ne lâche pas prise sur des événements imprévus, on se fait du mal, on gaspille de l’énergie. La vie parfois nous montre qu’on fait fausse route et nous fait dévier du chemin, elle nous fait porter notre regard ailleurs, retrouver du souffle pour quelque chose de plus constructif.

5. Faire la différence entre ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous. Si ça dépend de nous, alors il faut agir, par contre, si la décision est irrévocable (une rupture, un décès ou un acte / un geste qui ne peut s’effacer) savoir où mettre le curseur et décider de quand il faut lâcher prise pour aller vers autre chose.

6. Quelles sont les conséquences si je lâche prise ? Quelle est la pire chose qui puisse arriver? Se demander « cela vaut-il la peine que je m’accroche à cette histoire, que je m’accroche à mon malheur, que je m’accroche à une personne, à une idée? Ne vaudrait-il pas mieux lâcher prise et passer à autre chose?
Si la réponse est douteuse, se poser la question « est-ce que la situation dans laquelle on est et l’énergie qu’on y met en valent la peine et nous rend heureux?»
Dernière question « quelle importance cette histoire aura dans 5 ans, 10 ans, 20 ans?»

Original Article

Leave A Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*

code